mercredi 23 mars 2011

L'énigme de la semaine



Pour la réponse de la semaine passée, c'est par ici

Voici l'énigme de la semaine
Quelles sont les deux premières lettres de l'alphabet grec. Quel mot français, très souvent utilisé, ont-elle donné?

Bon courage et à la semaine prochaine!

dimanche 20 mars 2011

Les petits de Frédérique Clémençon


Les Petits de Frédérique Clémençon

L'histoire: Difficile de résumer cet ouvrage puisqu'il s'agit d'un recueil de huit nouvelles. Toutefois la tonalité est la même: Jean, un père de famille, est peu à peu évincé de la vie de ses deux filles,sans pouvoir rien changer. Une ado est étouffée par sa mère qui projette sur elle ses propres rêves. Une mère, Isabelle, se rend compte qu'elle n'aime plus ses enfants. Un jeune homme est victime de terribles violences par d'autres garçons sans pouvoir jamais en parler...Le titre prend donc tout son sens: il y a dans la société et dans les familles ces "petits" soumis à diverses pressions sociales ou familiales, difficilement gérables. Ils sont trop fragiles pour supporter le poids des "grands".

Un recueil où l'auteure a un regard très perçant sur la nature humaine et sur la cruauté. Elle nous dévoile sans pathos la face cachée d'une société en perte de repères. La dénonciation est tranchante, froide, violente. Avec une plume aiguisée, Frédérique Clémençon excelle dans l'art de la suggestion: la violence est dite mais le malaise est suggéré. Un recueil qui ne laisse pas indifférent, qui met parfois mal à l'aise mais qui est criant de vérité.
[Je ne fus pas complétement emballée par ce recueil, je reconnais sa qualité mais je ne suis pas dans une période où j'ai envie de lire ce genre de recueil...besoin de légèreté!

vendredi 18 mars 2011

Une année douce-amère de Pascale Maret


Une année douce-amère de Pascale Maret, Editions Thierry Magnier

L'histoire: Nous sommes en 1943, sous l'occupation dans un petit village. Nous suivons Emile, un jeune garçon dans son quotidien: l'école, la famille, ses amis...Tout change le jour où le village accueille de nouvelles têtes, venues de loin : des citadins que les parents mettent à l'abri des restrictions, des violences et des bombardements, et des juifs aussi. Le village devient un lieu où l'on protège les enfants des diverses rafles. Parmi ces nouveaux, Emile ne regarde qu'une seule jeune fille, Edith. Il tombe très amoureux d'elle ...et n'hésite pas à s'engager dans la résistance, malgré les dangers. Sa vie prend alors un tout autre sens malgré son jeune âge...

Mon avis: Un livre bien écrit. Certes, le sujet est déjà beaucoup traité, mais on se laisse prendre par cette histoire mêlant fiction et éléments historiques. L'ensemble est rythmé et de nombreux aspects sont évoqués: la résistance, la protection des juifs, la délation, la fuite, l'école à l'époque...le tout vu par les yeux d'Emile, débrouillard et ingénieux...mais bien fragile quand il croise Edith. Un roman qui, je pense, plaira aux adolescents.

jeudi 17 mars 2011

La citation du jeudi (21)

Sur une idée de chiffonnette

Un extrait de Pantagruel de Rabelais
Voici la réaction de Pantagruel après avoir lu une lettre de son père, lui mentionnant l'importance du savoir, le bienfait de l'apprentissage et de la curiosité, faisant ainsi écho à la réflexion humaniste sur la connaissance et l'éducation. Quelle est la meilleure éducation? Tiens, tiens, une question bien au coeur de nos préoccupations actuelles!?

" Après avoir reçu et lu cette lettre, Pantagruel prit un nouveau courage, et fut enflammé du désir de profiter plus que jamais, tellement qu'à le voir étudier et progresser, vous auriez dit que son esprit courait parmi les livres comme le feu parmi les branches tant il était infatigable et perçant"

mercredi 16 mars 2011

L'énigme de la semaine


Pour la réponse de l'énigme de la semaine passée, c'est par ici

Voici l'énigme de cette semaine : " Ils sont fous ces Romains"

Quel empereur portait des chaussures féminines, pouvait danser et chantait jour et nuit , avait fait aménager pour son cheval des écuries très luxueuses, et prévoyait même selon la légende, de nommer consul son cher cheval?"

A vous de jouer et à la semaine prochaine!

mardi 15 mars 2011

La grand-mère de Jade de Frédérique Deghelt


Voici un livre que l'on m' avait très souvent conseillé...Un bien joli roman.
L'histoire: Jade, une jeune femme moderne et citadine, décide d'"enlever" sa grand-mère Jeanne de sa montagne natale pour lui éviter la maison de retraite comme le souhaitent ses enfants. Mamoune, comme la surnomme affectueusement Jade, vient donc habiter à Paris dans l'appartement de sa petite fille. Jade vient de quitter Julien et essuie de nombreux refus des éditeurs pour son premier roman. Ah les livres ! Jeanne en a lus, seule, dans le secret de sa condition et leur voue une véritable passion. Jade est bouleversée par cette découverte. Une formidable relation unit les deux femmes qui se découvrent, qui se dévoilent et qui trouvent en l'autre un formidable allié. Deux femmes, deux générations vouées d'un formidable enthousiasme et leur "colocation" devient un second souffle, une deuxième vie pleine de surprises... Un dénouement surprenant qui nous laisse sans voix!

Mon avis: Un très joli roman que j'ai dévoré. L'histoire de Jade et Jeanne est extrêmement touchante: ce mélange de générations reflète une belle histoire d'amour, de transmission et de respect. Dire tout ce que l'on ne sait pas dit, imaginer la vie de nos grands-mères quand elles étaient jeunes filles, comme nous... les découvrir sous un autre jour...voilà ce que Jade découvre au quotidien avec enthousiasme et admiration. Le personnage de Jeanne est sublime, haut en couleur, tellement vrai, tellement sincère. Un régal cette histoire, et une pirouette finale réalisée par l'auteure qui ne peut nous laisser insensibles...
[Des passages criants de vérité...je croyais me voir avec ma grand-mère de 82 ans pour lui expliquer internet et les mails...Ma chère grand-mère, si le hasard te mène sur cette page, je suis très fière de toi et de ton apprentissage des sms et des mails...] (meme si ce ne fut pas de tout repos pour moi ;)

jeudi 10 mars 2011

La citation du jeudi (20)


Sur une idée de chiffonnette
Un joli poème de Guillevic, un peu enfantin mais très sympa

J'ai vu le menuisier
J’ai vu le menuisier
Tirer partie du bois
J’ai vu le menuisier
Comparer plusieurs planches
J’ai vu le menuisier
Caresser la plus belle
J’ai vu le menuisier
Approcher le rabot
J’ai vu le menuisier
Donner la juste forme.
Tu chantais menuisier
En assemblant l’armoire.
Je garde ton image
Avec l’odeur du bois.
Moi, j’assemble des mots
Et c’est un peu pareil.
Eugène Guillevic