jeudi 10 février 2011

Quitte ta mère de Jeanne Benameur


Un livre découvert grâce à Noukette et son super Cdi

L'histoire: Bastien est un ado qui vit avec sa mère. Cette dernière est omniprésente dans sa vie et cherche à tout contrôler. Mais voilà, cette présence commence à étouffer Bastien. Il se rend compte de la chance qu'il a d'avoir une maman à ses côtés et ne veut pas la blesser... mais il ne supporte plus d'être "tout" pour sa mère. C'est pourquoi quand arrivent les grandes vacances, il se réjouit d'aller à La Rochelle chez son grand-père, un ancien pêcheur. Il retrouve ses habitudes et percent petit à petit l'existence de son cher papy avec ses joies et ses tristesses. Celui-ci sombre dans l'alcool et la solitude depuis la disparition de sa femme. Bastien se fixe donc pour mission de redonner le sourire à son grand-père. Des ballades à vélo aux visites de bateaux, de la rencontre d'Anne aux moments passés sur la plage, Bastien se retrouve et réfléchit sur le sens qu'il veut donner à sa vie. Il a grandi et souhaite prendre des décisions quant à son avenir. Mais tout n'est pas toujours aussi simple

Mon avis: Un joli roman, bien écrit et qui traite avec beaucoup de finesse le lien entre mère et fils, petits- enfants et grands -parents. Le personnage du grand-père est très touchant. J'ai aussi apprécié de jolis passage d'écriture particulièrement le moment où Bastien retrouve les petits mots qu'il cache sous un pot d'une année sur l'autre. Des portraits très réussis à l'image de celui d'Anne, qui rend la jeune fille très attachante. Un roman qui se déroule le temps d'un été , parfois drôle, parfois touchant et qui plaira aux enfants dès 11 ans. Un moment de lecture très plaisant.

La citation du jeudi (16)


Sur une idée de chiffonnette

Tout simplement parce que l'on ne peut pas résister à ce passage extrait de "on ne badine pas avec l'amour" de Musset (Acte II, scène 5)

Perdican : "Tous les hommes sont menteurs, inconstants, faux, bavards, hypocrites, orgueilleux ou lâches, méprisables et sensuels; toutes les femmes sont perfides, artificieuses, vaniteuses, curieuses et dépravées; le monde n'est qu'un égout sans fond où les phoques les plus informes rampent et se tordent sur des montagnes de fange. Mais il y a au monde une chose sainte et sublime, c'est l'union de deux de ces êtres si imparfaits et si affreux."

mercredi 9 février 2011

L'énigme de la semaine


La réponse de l'énigme de la semaine passée, c'est ici

Voici l'énigme de cette semaine:

Que faisait le dernier acteur en scène à la fin d'une représentation théâtrale?

Bonne chance, à vous de jouer ! Et à la semaine prochaine!

mardi 8 février 2011

Quand souffle le vent du nord de Daniel Glattauer


Quand souffle le vent du nord de Daniel Glattauer chez Grasset
Merci à Stéphie pour le prêt de ce bien joli roman

L'histoire: Un mail anodin envoyé pour résilier un abonnement par une jeune femme... Mais l'adresse est erronée. Le destinataire lui signale. Mais l'échange n'en reste pas là...S'ensuit un échange de messages drôles, attendrissants, surprenants entre ces deux êtres. Au fil des mails, une relation se noue entre Leo et Emmy. Ils ont chacun leur vie: elle est mariée, lui sort d'un chagrin d'amour et ils ont ce besoin viscéral d'échanger presque chaque jour des mails où se mêlent tous les sujets des plus futiles aux plus profonds. Ils ressentent un besoin irrésistible de se découvrir et de se voir mais repousse sans cesse cette rencontre. Leo et Emmy se découvrent peu à peu dans cette relation virtuelle et deviennent dépendants l'un de l'autre. Dépendants de ces mails où les humeurs, les rancoeurs, les confidences et les espoirs sont dévoilés... Mais jusqu'où peut perdurer cette relation virtuelle?

Mon avis: Un roman "épistolaire" revisité et que j'ai littéralement dévoré. On fond pour Leo, on est séduit par le personnage d'Emmy, fragile, jalouse, cynique , drôle aussi. Les mails s'enchainent à une cadence infernale et cette histoire devient touchante et profonde. Les êtres se dévoilent selon leurs humeurs et les tonalités varient perpétuellement. Un vrai coup de coeur ...il serait dommage de passer à côté.

jeudi 3 février 2011

La carte de Guido et autres pèlerinages européens de Kenneth White



La carte de Guido et autres pèlerinages européens Kenneth White chez Albin Michel

Merci à Abeline et aux Chroniques de la rentrée littéraire pour ce roman

L’histoire : Le narrateur nous emmène faire un voyage à travers l’Europe. D’escapades en escapades, nous nous retrouvons à Glasgow, la ville de ses origines, en Bavière, à Rotterdam, à Bilbao, à Trieste, en Scandinavie. Ici et là, le narrateur nous livre le vagabondage de son âme, ses souvenirs et l’atmosphère du lieu qu’il découvre ou redécouvre. On rencontre certains de ses amis, autour d’un verre…on aperçoit Joyce et Stindberg, Nietzsche aussi. Lors de ses promenades, le narrateur apparaît tour à tour comme un guide cultivé, un observateur expérimenté, et un « chasseur de paysages ». Beaucoup de mystères entourent les pérégrinations de ce voyageur qui semble hors-du-temps

Mon avis:Si, au début de ma lecture, j’ai accompagné bien volontiers le narrateur dans ces ballades en Europe, je dois dire que je me suis vite lassée. Le livre est très bien écrit, les descriptions sont précises et complètes (lieux, monuments, hôtels), mais je suis restée hermétique à ces ballades, parfois trop érudites, parfois trop longues…On réfléchit, on tente de percevoir la quête de cet homme, le but de son pèlerinage. On aimerait qu’il se livre, qu’il se découvre, qu’il nous donne des indices, qu’il y ait un changement …mais on attend, et l’homme poursuit ses ballades et ses réflexions. Son voyage nous semble intemporel par la description des lieux, par les références historiques et littéraires. L’ancien et le nouveau se côtoient pour la grande satisfaction du voyageur qui oscille entre les différentes époques pour avancer sur le chemin de sa vie.

Un livre qui m’a laissée de marbre, mais qui saura séduire, à coup sur, des lecteurs amoureux d’histoire, de voyages et de vagabondages. Le tout avec une pointe d’érudition.

La citation du jeudi (15)


Sur une idée de chiffonnette
Voici une citation extraite d'un ouvrage bien instructif intitulé Le petit livre des couleurs de Michel Pastoureau et Dominique Simonnet... j'ai choisi celle que j'apprécie particulièrement.

Comme il est docile, comme il est discipliné! Le bleu est une couleur bien sage, qui se fond dans le paysage, et ne veut pas se faire remarquer. Est-ce pour ce caractère si consensuel qu'il est devenu la star, la couleur préférée des Européens et des Français? Longtemps, il était resté au second plan, dédaigné, voire méprisé dans l'Antiquité. Puis, en habile courtisan, il a su s'imposer, doucement, sans heurter... Le voilà désormais canonisé, plebiscité, officialisé. Devenu, en Occident, garant des conformismes, il règne sur les jeans et les chemises. On lui a même confié l'Europe et l'Onu, c'est dire s'il nous plaît! Ce timoré a encore bien des ressources et des secrets...

mercredi 2 février 2011

L'énigme de la semaine


Pour la réponse à l'énigme de la semaine passée, c'est ici

Voici l'énigme de la semaine:

D'où vient l'expression " sous les auspices de" ou " sous d'heureux auspices"...Que sont donc ces auspices?

A vous de jouer! Bonne chance et à la semaine prochaine!