mercredi 7 septembre 2011

L'énigme de la semaine


Pour la réponse à l'énigme de la semaine passée, c'est par ici

Voici l'énigme proposée cette semaine: quelle expression latine est utilisée en français pour dire que que quelqu'un n'est pas le bienvenu à un endroit précis?

Bonne chance et à la semaine prochaine

dimanche 4 septembre 2011

Jeanne et Marguerite de Valérie Péronnet



Jeanne et Marguerite de Valérie Péronnet, découvert grâce aux Chroniques de la rentrée littéraire, merci !

Deux femmes, Jeanne et Marguerite ; deux époques au début et à la fin du XX/ début XXI ; un sentiment universel comme trait d’union de ces deux femmes : l’amour.

On suit alternativement l’histoire de Marguerite et celle de Jeanne. Marguerite, surnommée Guita, a une enfance difficile : emplie de rêves, elle doit s’occuper de son petit frère à la maison. Lorsqu’elle rencontre Eugène sur la plage, entourés de quelques amis, c’est la révélation : ce sera l’homme de sa vie. Avec pudeur et délicatesse, en suivant les mœurs de l’époque, une belle histoire se noue : il est loin, elle lui écrit et leur amour ne cesse de grandir. Ils se fiancent, ils se marient, ils ont un enfant, puis deux… mais il est loin, trop loin et le manque s’accentue de jour en jour, surtout lorsque les nouvelles se font plus rares.

Jeanne rencontre un homme derrière son ordinateur : elle ne connaît rien de lui, mais une intimité se crée rapidement entre eux. L’écran et la virtualité permettent ainsi le dévoilement de la personnalité intime sans se mettre en danger. Et puis, ils franchissent le pas, et se rencontrent, dans le noir d’abord. Une histoire passionnée nait, mais elle est irrégulière :il vient, repart, et ne peut dévoiler sa vie. Jeanne vit aux rythmes de ses retrouvailles féériques, des appels téléphoniques coupés, et de cette attente …attendre ses pas dans les escaliers. Mais il doit toujours repartir…dans des pays en guerre.

Voilà un joli premier roman que j’ai lu d’une traite. Derrière la souffrance de ces deux femmes, et leurs attentes, on se questionne sur ces éléments de la vie qui décident pour nous de nos vies : la guerre en est un triste exemple. Valérie Péronnet a une écriture qui évoque avec précision l’intime et l’universel. Les sentiments sont évoqués tantôt avec pudeur, tantôt avec violence selon les étapes des différentes histoires. Toute la palette des sentiments est présente : de l’excitation et de l’enthousiasme au début d’une histoire, à la découverte du manque. Tout sonne juste, et l’on a envie de protéger ces deux femmes, qui aiment d’un amour absolu. La souffrance et le manque restent animés par l’espoir :celui d’une lettre, d’un coup de téléphone, d’un retour. Même si le principe du double récit est devenu habituel, il prend ici tout son sens et j’ai trouvé que les dernières pages apportent un poids supplémentaire à ce premier roman fort réussi.

Challenge de la rentrée littéraire 1/7 Chez Hérisson

mercredi 31 août 2011

L'énigme de la semaine


Pour la réponse à l'énigme de la semaine passée, c'est par ici

Voici l'énigme proposée cette semaine: A quoi pouvait servir cet immense rectangle en pierre dans l'antiquité (long de près de 100mètres)?

Bon courage et à la semaine prochaine !!

mardi 30 août 2011

La dernière chasse de Piotr Andreïvitch de Viatcheslav Répine


La dernière chasse de Piotr Andreïévitch de Viatcheslav Répine ( temps et périodes)

L'histoire:Un militaire haut gradé Piotr Andreïevitch arrive dans une province pour une chasse. Il y rencontre un garde-chasse Zvenogov, qui est chargé d'organiser cette fameuse chasse du lendemain. Ces deux hommes, tout semble les opposer et pourtant un lien étrange les unit. Les hommes se confient à demi-mots sur leur histoire, sur l'histoire de leur pays et sur ces périodes de bouleversements qu'a connue la Russie. Et pourtant, le lendemain une tragédie va se jouer...

Mon avis: Un roman (réécrit car c'était initialement une nouvelle) étrange. Je ne saurai vous dire pourquoi. Le début m'a pas mal plu: l'écriture est précise, ciselée et le tout bien rythmé. On découvre par la suite des paysages russes somptueux, dans lequel se joue le drame. Et pourtant ...je fus assez insensible à ce roman. La fin du texte se transforme en échos méditatifs, réflexion philosophique qui m'ont semblé assez loin de l'histoire en tant que telle. Bref une lecture en demi-teinte.

samedi 27 août 2011

Hier tu comprendras de Rebecca Stead


Hier tu comprendras de Rebecca Stead (Nathan). Merci à Noukette pour le prêt de ce sympathique roman (Lauréat du Newberry Medal 2010, le plus prestigieux prix de littérature jeunesse aux Etats-Unis)
Premièrement heurtée par ce titre, qui ressemble fort aux erreurs que je vais retrouver sur les copies dans quelques jours (oups), je me suis plongée dans ce roman , que j'ai lu d'une traite!

L'histoire: Miranda vit avec sa maman. Elle est très amie avec son voisin Sal avec qui elle fait les trajets. Son quotidien est joyeux et elle a les préoccupations habituelles d'une adolescente. Petite fantaisie dans sa vie: elle entraine sa mère à un jeu télévisé où elle pourrait gagner beaucoup d'argent.Certes, mais un premier mot, suivit de quelques autres va bouleverser peu à peu la vie de la jeune fille "M, C'est difficile. Plus que je ne l'aurais cru, même avec ton aide. Mais je m'entraîne, et ça avance. Je viens pour sauver la vie de ton ami, et aussi la mienne." Les messages adressés à la jeune fille se glissent partout: au fond d'un sac, d'une poche, d'une chaussure. Qui est l'auteur de ces mystérieux messages? Pourquoi lui sont-ils adressés? Plongée au coeur d'une situation qui la dépasse, Miranda n'a qu'un seul objectif: comprendre avant qu'il ne soit trop tard.

Mon avis: Un roman jeunesse captivant, touchant et qui se dévore avec grand plaisir. Les chapitres sont très courts, ce qui permet de garder une action soutenue et de voir une évolution rapide. Le temps est au centre de ce texte. Malmené,sujet à réflexion, il jalonne tous les chapitres qui s'imbriquent les uns aux autres avec brio! L'action s'accélère sur les derniers chapitres, jusqu'à un dénouement étonnant. Même si ce dernier ne m'a pas tout à fait emballé comme le reste, je dois tout de même vous avouer que c'est très réussi. Entre fiction et réalité, on suit Miranda dans ses questionnements...et on en redemande! Un roman à conseiller, sans hésitation aux ados!
Mention spéciale pour la galerie de personnages proposée par Rebecca Stead: Richard, l'amoureux attachant, le sdf du bout de la rue qui dort sous une boite aux lettres, le papa poule ...

mercredi 24 août 2011

L'énigme de la semaine


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Voici l'énigme proposée cette semaine : l'informatique est partout...et le latin et le grec ont inspiré les noms. Parmi les trois mots suivant lequel n'a pas une racine latine ou grecque (via l'anglais)"alt" "publisher" , "internet explorer"

Bonne chance à tous, et à la semaine prochaine!

lundi 22 août 2011

Pourquoi j'ai mangé mon père de Roy Lewis


Pourquoi j'ai mangé mon père de Roy Lewis chez Pocket. Un livre au titre surprenant qui ne manquera pas de vous faire rire.

L'histoire: Plongez vous quelques millénaires en arrière et faites la connaissance d'une famille préhistorique: Edouard, le père inventeur du feu et sans cesse en réflexion sur l'évolution; Vania, l'oncle réac, ennemi du progrès; Ernest, le fils d'Edouard entouré de ses frères et soeurs ainsi que de leurs futures femmes. Nous découvrons la vie quotidienne de cette "tribu" rythmée par les découvertes, les activités et les déceptions. Chaque être, encore à moitié singe, poursuit son évolution et fait des hypothèses sur le monde à venir (en l' occurence, le nôtre ;). Survivre, découvrir, comprendre : voilà leurs préoccupations principales.

Mon avis: Un livre écrit en 1960 que j'ai beaucoup apprécié et pour lequel j'ai beaucoup souri (voire ri à certains moments). C'est d'abord un ouvrage bien documenté sur l'homme et ses origines (les descriptions de la vie quotidienne sont précises et montrent très bien le fait que l'homme doit perpétuellement s'adapter à son milieu.), c'est aussi un récit d'aventures et c'est enfin un ouvrage qui nous fait réfléchir à la manière d'un récit initiatique (et qui nous fait rire). L'écriture repose sur une alternance entre vivacité de l'action et moment de réflexion des personnages sous forme de dialogues.De nombreux anachronismes (faisant référence à notre époque contemporaine) tant dans les sujets que dans le langage concourent à faire de ce texte, un roman très réussi qui peut se lire à bien des niveaux! N'hésitez pas homo sapiens sapiens!